Devant l'Académie française, la grammaire sexiste prend un coup

Publié le par A La Une : Liberté

Ce soir dès 18h, notre grammaire sexiste en prenait de nouveau pour son grade.

Pour ceux qui n'ont pas écoute Radio Campus ce soir, je vous fais part de ma revue de presse locale.

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 Aujourd’hui, c’était au tour de notre grammaire française sexiste de se faire foudroyer. Ainsi, vous avez peut-être vu les militantes et militants de L’égalité c’est pas sorcier, de Femmes Solidaires, ou bien encore de La Ligue de l’Enseignement, aujourd’hui à 18h devant l’Académie française, et la Comédie française pour relancer la pétition intitulée « Pour que les hommes et les femmes soient belles ».

En effet, à 2 jours de la "journée de la femme" ou plutôt de la journée internationale pour la défense des droits des femmes, les associations pour l’égalité entre les sexes réclament le retour à « la règle de proximité ». Autrement dit, on demande à rétablir la parité femmes-hommes en grammaire en dénonçant la célèbre règle «  le masculin l’emporte sur le féminin » quand deux adjectifs de genre différent sont dans une même phrase. J’entends encore mes élèves en français me demandant pourquoi.

Et bien, justement, pour éviter que les enfants comprennent dans cette règle que l’homme l’emporte sur la femme, les associations demandent qu’on accorde l’adjectif avec le nom le plus proche, qu’il soit féminin ou masculin. Je sens que vous avez besoin d’un exemple : On ne dirait pas «  les hommes et les femmes sont égaux », mais « les hommes et les femmes sont égales », par contre on dirait bien " les femmes et les hommes sont égaux".

Cette règle qui peut sonner étrangement au premier abord prévalait pourtant avant le 17è siècle, notamment chez Racine, à l’époque où l’on pensait pourtant que la femme était dominée par les émotions et son utérus qui la rendait folle. La dite règle de proximité a été interrompue par l’Académie française. Aujourd’hui, les féministes scandent donc contre Nicolas Beauzée, grammairien du 18ème qui dit en 1767 cette maudite formule : « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle. » Bref, on a peur que les enfants confondent le genre des mots et le sexe des personnes. Le débat est lancé, et on en attend encore plus au niveau politique.

Et vous qu'en pensez-vous ?

 

Quelques articles présentés sur d'autres sites, notamment des micro-trottoirs avec la réaction des Français et des Françaises, que je vous conseille : 

L'article du Huffington Post

Le très bon travail de RTL

Publié dans Actualité Politique

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SIMON-SCHWARTZ 08/03/2012 18:00

De plus en plus de jeunes, en primaire et secondaire présentent de véritables lacunes en orthographe et grammaire- Qu'en sera-t-il, s'ils doivent encore réfléchir davantage - les professeurs seront
vraiment à plaindre- Ceci dit article intéressant et bien pensé-